Abstract
Les parcs éoliens peuvent avoir une incidence sur les oiseaux et les chiroptères, dont certaines espèces protégées.
Les impacts potentiels peuvent être classés en trois catégories :
- Une mortalité directe, accidentelle :
- Par collision avec les pales en mouvement,
- Par barotraumatisme à proximité de l’extrados des pales en mouvement,
- De manière plus anecdotique par collision contre le mât.
- Une perte d’habitat, temporaire en phase travaux ou permanente après construction, liée à la destruction
d’espace de vie, de chasse ou de reproduction ; - Un effet épouvantail, à nouveau temporaire et/ou permanent lié aux bruits, aux vibrations, à l’éclairage
par exemple, perturbant les animaux résidents ou présentant un effet barrière aux migrateurs. Ces
dérangements peuvent aussi bien éloigner les animaux (bruit, phobie des structures verticales et autres)
que les attirer (chaleur des machines attirant les insectes, proies des chauves-souris par exemple).
Ces impacts peuvent êtres très faibles à critiques suivant les configurations des parcs éoliens. Ils dépendent du site, de son utilisation par les chauves-souris ou les oiseaux et de la sensibilité des espèces présentes. Ils dépendent également du type d'éoliennes, de leur organisation, de leur fonctionnement, de la configuration du parc éolien, de son environnement et des conditions météorologiques. Les exploitants de parcs doivent donc s’assurer que la construction et l’exploitation de chaque parc ne dégradent pas l’état de conservation des espèces et des habitats.
Ce rapport présente le suivi environnemental réalisé par Sens Of Life en 2022. Il inclut les résultats des inventaires sur le terrain, les impacts et les mesures à adopter sur ce parc, au besoin, pour réduire l’incidence sur les oiseaux et les chauves-souris.