Abstract
Wind energy is vital for climate change mitigation, but poses risks to some bird species, particularly raptors. This study investigated raptor flight behaviour at the Kipeto Wind Farm in southern Kenya and exposure to potential collision risk related to time of day, season and weather. Observers monitored raptor flights from 09:00–18:00 daily for five years, beginning January 2020, and assigned flight time to height classes above, below or at collision risk height (CRH, 30–180 m). Raptors were categorised as falcons/kestrels, medium raptors, large raptors, vultures or Palaearctic migrants. Vultures accounted for 44% of all raptor sightings, with passage rates of 0.3–0.6 birds per hour, 86% of flights entirely above CRH and only 3% of flight time at CRH overall. Migrants also mainly flew above turbines (5.1% of time at CRH), with resident species spending more flight time at CRH (11.0%, 18.6% and 22.8% for large raptors, medium raptors, and falcons/kestrels respectively). Vulture time at CRH was least during the cool, dry mid-year months and peaked around the short rains in November–December. Other than migrants, other raptor categories did not show strong seasonal patterns in activity. Except for falcons/kestrels, time at CRH was highest before 11:00 for all categories. Controlling for confounding factors, vulture and migrant passage rates at CRH were elevated at lower barometric pressures, owing to greater overall activity. Resident raptors (falcons, medium and large raptors) made more flights at CRH in dry and sunny weather, or (for large raptors) when wind speed was low. For vultures, large raptors and migrants, activity patterns appear related to physical requirements for soaring flight. Species' actual collision risk at a site will depend on many factors, not only on time spent at collision risk height. A better understanding of raptor flight activity in relation to environmental factors nevertheless helps inform risk assessment and mitigation for wind energy developments.
Risque de collision pour les rapaces dans un parc éolien en Afrique tropicale en fonction des conditions météorologiques et de la saison
L’énergie éolienne est essentielle pour mitiger les changements climatiques, mais elle présente des risques pour certaines espèces d’oiseaux, en particulier les rapaces. Cette étude a examiné le comportement de vol des rapaces à la ferme éolienne de Kipeto, dans le sud du Kenya, et leur exposition à un risque potentiel de collision en fonction de l’heure de la journée, de la saison, et des conditions météorologiques. Des observateurs ont surveillé les vols des rapaces de 9 h à 18 h tous les jours pendant cinq ans, à partir de janvier 2020, et ont classé les temps de vol en fonction de l’altitude au-dessus, en dessous ou à hauteur du risque de collision (HRC, 30–180 m). Les rapaces ont été classés en faucons, rapaces de taille moyenne, grands rapaces, vautours ou migrateurs paléarctiques. Les vautours représentaient 44 % de toutes les observations de rapaces, avec des taux de passage de 0,3 à 0,6 oiseau par heure, 86 % des vols se déroulant entièrement au-dessus de la HRC et seulement 3 % du temps de vol à la HRC. Les migrateurs volaient également principalement au-dessus des éoliennes (5,1 % du temps à la HRC), les espèces résidentes passant plus de temps à voler à la HRC (11,0 %, 18,6 % et 22,8 % pour les grands rapaces, les rapaces de taille moyenne et les faucons respectivement). Le temps passé par les vautours à HRC était le plus faible pendant les mois frais et secs du milieu de l’année et atteignait son maximum pendant la courte saison des pluies, en novembre- décembre. À l’exception des migrateurs, les autres catégories de rapaces n’ont pas montré de fortes variations saisonnières dans leur activité. À l’exception des faucons, le temps passé à la HRC était plus élevé avant 11 h pour toutes les catégories. En tenant compte des facteurs de confusion, les taux de passage des vautours et des migrateurs à la HRC étaient plus élevés lorsque la pression barométrique était plus faible, en raison d’une activité globale plus importante. Les rapaces résidents (faucons, rapaces de taille moyenne et grande) effectuaient davantage de vols dans la HRC par temps sec et ensoleillé, ou (pour les grands rapaces) lorsque la vitesse du vent était faible. Pour les vautours, les grands rapaces et les migrateurs, l’activité semble liée aux exigences physiques du vol plané. Le risque réel de collision d’une espèce sur un site dépendra de nombreux facteurs, et pas seulement du temps passé à une hauteur présentant un risque de collision. Une meilleure compréhension de l’activité de vol des rapaces en relation avec les facteurs environnementaux permet néanmoins d’éclairer l’évaluation et l’atténuation des risques pour les projets éoliens.